Dorée, parfumée et pleine de vertus, l’huile d’argan traverse les générations. Zoom sur ce trésor marocain qu’on retrouve aussi bien dans nos plats que dans nos soins.

Avant d’être la star des produits de beauté, l’huile d’argan coulait déjà depuis des siècles entre les mains des femmes berbères du sud-ouest marocain. Là-bas, on l’appelle “l’or liquide”. Sur la photo que vous voyez, ces chèvres perchées dans un arganier ne sont pas une légende touristique : elles font partie du paysage local et raffolent des fruits de l’arbre, contribuant même parfois à la dispersion des noyaux. Cet arbre unique, endémique du Maroc, porte un savoir-faire ancestral qui traverse les générations et le désert.

Une double utilisation
Contrairement à ce qu’on pense souvent, le safran n’est pas le seul trésor culinaire du Maroc : l’argan aussi se déguste !
Il existe deux types d’huile d’argan :
- l’huile culinaire, obtenue après torréfaction des amandes (un délice sur du pain chaud),
- l’huile cosmétique, plus douce, utilisée pour la peau et les cheveux.
Deux huiles, deux mondes… mais la même origine et la même authenticité.
Pourquoi est-elle autant recherchée ?
Riche en vitamine E, acides gras essentiels et antioxydants, l’huile d’argan agit comme un soin naturel complet.
On lui attribue :
- un pouvoir nourrissant pour la peau,
- un effet protecteur pour les cheveux,
- et même des bénéfices nutritionnels lorsqu’elle est consommée avec modération.
Les recherches de l’INRAE, de l’ANSES et de la FAO confirment ses propriétés antioxydantes et son intérêt pour l’équilibre lipidique.

De mon côté…
L’huile d’argan a toujours fait partie du décor. J’ai la chance d’y avoir accès grâce à mon grand-père, originaire de la région du Souss, au Maroc. À chaque voyage là-bas, il nous en rapportait, directement de la source. Pas une bouteille marketing, mais une huile brute, ancrée dans la tradition berbère, utilisée depuis des générations autant pour la cuisine que pour le soin.
