Quand la pub joue avec notre dopamimne

Des couleurs pop, des musiques qui font danser, ces pubs sont pensées par le marketing pour jouer avec notre cerveau et notre humeur.

Le “dopamine marketing” : le piège du plaisir

Le concept est simple : quand une pub nous fait du bien, notre cerveau libère de la dopamine, la molécule du plaisir et de la motivation. Résultat : on retient le message, on clique, on consomme.
Certaines marques maîtrisent cette mécanique à la perfection, transformant une simple émotion positive en un réflexe d’achat.Plus la sensation est agréable, plus on a envie d’y retourner. Et chez la Gen Z, avide d’authenticité et de spontanéité, cette stratégie marche encore mieux.
Sauf qu’à force de vouloir “faire du bien”, certaines campagnes jouent avec la manipulation émotionnelle.

La Gen Z, entre plaisir et méfiance

La génération Z adore les contenus qui font du bien, à condition qu’ils sonnent vrai.
Sur TikTok et Instagram, les campagnes qui célèbrent la joie, la confiance ou la nostalgie cartonnent. Elles créent de la viralité, de la reconnaissance et parfois un vrai sentiment d’appartenance.Mais l’effet inverse existe aussi : à force de messages trop lisses, beaucoup de jeunes décrochent.
Moins d’un tiers des pubs censées toucher la Gen Z créent un vrai lien émotionnel. Trop de “positif” tue le positif.

Quand l’émotion devient manipulation

Faire sourire, c’est bien. Mais certaines marques savent aussi jouer sur d’autres leviers : la peur de rater quelque chose, la nostalgie d’un passé idéalisé ou la culpabilité de ne pas “faire assez”. Ces émotions, déclenchées volontairement, influencent nos décisions sans qu’on s’en rende compte. Manipuler le ressenti, c’est exploiter nos vulnérabilités.
Et à long terme, cette frontière entre communication et manipulation devient floue, voire dangereuse pour une audience jeune et hyperconnectée.

Vers un marketing plus responsable

La Gen Z ne rejette pas la pub, elle rejette l’artifice. Les marques qui fonctionnent sont celles qui parlent vrai : santé mentale, confiance en soi, diversité, respect.
Celles qui misent uniquement sur le sourire forcé et les arcs-en-ciel risquent d’être vite oubliées. Le “feel good” n’est pas un problème en soi, tant qu’il ne cache pas une stratégie émotionnelle douteuse.
En clair : un bon message doit faire du bien sans nous faire perdre notre libre arbitre.

Sources

Why Emotional Content Is the Way to Go for Brands – Pulse Advertising, 2025.

Emotional Branding and Customer Loyalty: Gen Z in Japan – I. Isroni, IJEMR, 2025. Marketing to Gen Z: Navigating Emotion in an Age of Uncertainty – Listrak Blog, 15 juil. 2025. 

listrak.comSympathy and Guilt: Optimizing Advertising Appeals for Young Audiences – Taylor & Francis, 2024. 

Digital Nostalgia Marketing: How Past-Centric Ads Affect Gen Z Consumption – ACR-Journal, 2025. 

How ‘Dopamine Design’ took over your TikTok feed—and then moved to store shelves – Fast Company, 31 oct. 2024.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut